Société Française de Biochimie et Biologie Moléculaire


Amandine BONNET- Septembre 2017

Institut Jacques Monod, CNRS, UMR 7592, Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité, 75013 Paris Introns Protect Eukaryotic Genomes from Transcription-Associated Genetic Instability.Mol Cell. 2017 Aug 17;67(4):608-621.e6. doi: 10.1016 Bonnet A, Grosso AR, Elkaoutari A, Coleno E, Presle A, Sridhara SC, Janbon G, Géli V, de Almeida SF, Palancade B.

Cv

Agée de 31 ans, Amandine Bonnet a suivi des études à l'ENS Cachan. Après une spécialisation en virologie, elle réalise une thèse dans le laboratoire du Dr Claudine PIQUE (Institut Cochin, Paris) sur la protéine Tax du rétrovirus oncogène HTLV (Human T-cell Leukemia Virus). Durant cette thèse, soutenue en 2012, elle étudie les mécanismes moléculaires détournés par Tax pour favoriser la propagation du virus et pouvant induire la transformation cellulaire. Au cours de son post-doctorat avec le Dr Benoit PALANCADE (Institut Jacques Monod, Paris), elle a souhaité mieux comprendre les processus régulant l’expression et l’intégrité des génomes eucaryotes en utilisant Saccharomyces cerevisiae comme modèle d'étude. Elle a notamment mis en évidence que les introns préviennent l'accumulation des hybrides ADN-ARN ou R-loops, des structures génotoxiques menaçant la stabilité des génomes eucaryotes. Ce travail, publié dans Molecular Cell, a révélé que cette nouvelle fonction des introns est conservée au cours de l’évolution et confirme que l’organisation du génome est optimisée pour permettre à la fois son expression et sa stabilité. Elle s’intéresse dorénavant aux conséquences de la présence des rétrotransposons sur l’intégrité des génomes eucaryotes dans l'équipe du Dr Pascale LESAGE à l'Institut Universitaire d'Hématologie (Hôpital Saint-Louis, Paris).

Contact

Amandine Bonnet

Equipe Dynamique des Rétrovirus et des Rétrotransposons
Laboratoire Pathologie et Virologie Moléculaire
CNRS/P7 UMR7212, INSERM U944
16 rue de la Grange aux Belles - F75010 PARIS
Tel: 01 53 72 40 78

Résumé de l'article

Transcription is a source of genetic instability that can notably result from the formation of genotoxic DNA:RNA hybrids, or R-loops, between the nascent mRNA and its template. Here we report an unexpected function for introns in counteracting R-loop accumulation in eukaryotic genomes. Deletion of endogenous introns increases R-loop formation, while insertion of an intron into an intronless gene suppresses R-loop accumulation and its deleterious impact on transcription and recombination in yeast. Recruitment of the spliceosome onto the mRNA, but not splicing per se, is shown to be critical to attenuate R-loop formation and transcription-associated genetic instability. Genome-wide analyses in a number of distant species differing in their intron content, including human, further revealed that intron-containing genes and the intron-richest genomes are best protected against R-loop accumulation and subsequent genetic instability. Our results thereby provide a possible rationale for the conservation of introns throughout the eukaryotic lineage.